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«Cette COP a fait un pas important vers la justice. Je salue la décision d’établir un fonds pour les pertes et dommages et de le rendre opérationnel dans un futur proche. Ce ne sera clairement pas assez mais c’est un signal politique tout à fait nécessaire pour reconstruire une confiance brisée.» Ces mots du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, traduisent le bilan contrasté de la COP27, qui s’est achevée à Charm el-Cheikh, en Egypte, le dimanche 20 novembre 2022.


Un diplomate lisait un document en marge de la session plénière de la COP 27, ce dimanche.
© Peter Dejong

Si les réactions ont salué les avancées dans l’aide aux pays pauvres affectés par le changement climatique, notamment la création d’un fonds financier qui vise à lutter contre les pertes et dommages, elles ont aussi largement critiqué la persistance de l’utilisation des énergies fossiles. Ce que résume ainsi Guterres : «Nous devons drastiquement réduire les émissions maintenant – et c’est une question à laquelle cette COP n’a pas répondu.»

Un goût «d’inachevé» pour Clément Sénéchal, chargé de campagne sur le climat à Greenpeace France, avec «aucune avancée sur la sortie des énergies fossiles depuis Glasgow», pointe l’activiste dans un communiqué. «La communauté internationale continue de discuter d’un problème dont elle méprise les causes». En revanche, «l’accord sur la création d’un mécanisme de financement pour les pertes et dommages» est une victoire «essentielle, car tout le monde n’a pas le privilège de regarder les ravages du changement climatique devant sa télévision. Pour les populations vulnérables, la solidarité internationale est désormais une question de vie ou de mort».

Réseau action climat France analyse de la même façon la fin de cette COP : «La question du financement des pertes et dommages» est une «avancée majeure», quand bien même «les modalités de ce fonds doivent encore être précisées et son financement sera un véritable test pour réellement concrétiser cette victoire».

L’ex-négociatrice en chef de la COP 21, Laurence Tubiana, estime que «cette COP a occasionné de profondes frustrations mais cela n’était pas en vain. Elle a permis une percée significative pour les pays les plus vulnérables. Le fonds pour les pertes et dommages, qui n’était qu’un rêve à la COP26 l’an dernier, est en voie pour commencer à fonctionner en 2023». Mais la directrice de la Fondation européenne pour le climat relève aussi «l’influence du secteur des énergies fossiles» qui était «omniprésente». Au final, selon elle, «cette COP a affaibli les obligations pour les pays de présenter des engagements nouveaux et plus ambitieux».

Une lutte de «trente ans»

Sur le plan politique, Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne, a eu des mots forts, dénonçant un «pas en avant trop court pour les habitants de la planète», qui «ne fournit pas assez d’efforts supplémentaires de la part des principaux émetteurs pour augmenter et accélérer leurs réductions d’émissions».

Parmi les gouvernements européens, la France, par la voix de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, mise en cause dernièrement pour ses liens familiaux avec l’industrie pétrolière, déplore «qu’aucune avancée [n’ait] été obtenue sur la nécessité de faire des efforts supplémentaires de réduction des gaz à effet de serre et sur la sortie des énergies fossiles» : «une vraie déception.» De son côté de la ministre écologiste allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, mêle «espoir et frustration» : «Nous avons fait une percée en matière de justice climatique – avec une large coalition d’États après des années de stagnation», mais «le monde perd un temps précieux sur la trajectoire de 1,5 degré».

Les pays du Sud saluent, par l’intermédiaire de Sherry Rehman, la ministre pakistanaise du Changement climatique et présidente du puissant groupe de négociation G77 + Chine, la création du fonds destiné aux «pertes et dommages». Cette lutte de «trente ans» donne ainsi «naissance à son premier résultat positif» :«L’établissement d’un fonds n’est pas une question de charité. C’est clairement un acompte sur l’investissement à plus long terme dans notre avenir commun et un investissement dans la justice climatique.»

 (Source :  LIBERATION )
 

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