wrapper

Flash info

La 6è conférence ouest Africaine sur l’agriculture biologique se tiendra du 23 au 26 novembre prochain à Ouagadougou
Ouverture du procès de l’assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons le 11 octobre 2021 à Ouagadougou
27e édition du FESPACO du 16 au 23 octobre 2021. Thème : « Cinéma d’Afrique et de la diaspora : Nouveaux talents, nouveaux défis »
L’association "Viim Na Yi Néeré" a organisé une conférence de presse le dimanche 3 octobre 2021 à Saaba pour exprimer son inquiétude vis-à-vis de la restructuration des zones non-loties de la commune, annoncée par le ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville.

Restructuration des zones non loties à Saaba : Les populations craignent un déguerpissement

Le 16 septembre 2021 à Ouagadougou, la présentation à la presse et à la société civile d’un projet de restructuration des zones non-loties au Burkina Faso, a suscité l’anxiété de part et d’autre en particulier chez les populations de la commune de Saaba.

Se sentant menacés par un éventuel déguerpissement face aux conditions du plan de restructuration, les habitants des quartiers de Djikôfè, Rayongo, Djinkouma, Kalsin, Yamtenga et Tabtenga se sont organisés en association pour faire entendre leurs voix.

C’est ainsi qu’est née l’association "Viim Na Yi Néeré" le 22 septembre 2021, qui a convié la presse pour qu’elle relaie ses préoccupations sur l’épineuse question de restructuration des zones à habitat spontané communément appelées “zones non-loties”.

Daouda Maïga, vice-président de l’association "Viim Na Yi Néeré"

« Le ministère en charge de l’urbanisme et de l’habitat a annoncé des parcelles de 150 m2 à 1,2 millions de francs CFA pour les personnes dont les maisons sont aux abords des voies et 700 000 francs CFA pour les autres », confie Daouda Maïga, vice-président de l’association "Viim Na Yi Néeré".

Daouda Maïga pose ensuite les interrogations suivantes : « Combien de personnes vivant dans ces zones peuvent-elles débourser ces sommes d’argent pour acquérir un logement ? Pourquoi le ministère propose-t-il 150 et non 300 m2 ? », se demande-t-il.

Pour l’association, ces propos des premiers responsables du ministère montrent clairement qu’il s’agit d’une opération qui consiste à déguerpir tous ceux qui n’ont pas les capacités de satisfaire aux conditions fixées.

Un aperçu des populations présentes à la conférence de presse de l’association "Viim Na Yi Néeré"

Selon Daouda Maïga, cette restructuration telle qu’annoncée par les autorités va davantage approfondir la crise foncière que connaît le Burkina Faso.
Afin de rassurer les populations sur ce projet de restructuration, l’association demande aux autorités de les éclairer sur les modalités et les procédures envisagées afin qu’elle sache à quoi s’en tenir.

L’association entend lutter pour l’effectivité du droit au logement décent, contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations, développer une solidarité de lutte avec toute organisation dans le cadre de la poursuite des objectifs communs, soutenir les personnes vulnérables en particuliers les enfants et les femmes…

Pour ce faire, elle exige des autorités, de la transparence dans la gestion du projet de restructuration, du respect du droit à un logement décent des populations des zones concernées et l’apurement du passif foncier.

L’association lance un appel à tous ses militants et populations concernées par la restructuration pour une mobilisation sans faille et ferme pour la prise en compte de leurs préoccupations.


(Source : Hamed NANEMA-Lefaso.net)

POSTER UN COMMENTAIRE

Les champs marqués par un astérisque (*) sont obligatoire.