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A Ouagadougou, les femmes font davantage d’enfants que prévu, parce qu’elles veulent coûte que coûte, avoir au moins un garçon et une fille parmi  leurs progénitures ; une situation qui pourrait expliquer le maintien de la fécondité à un niveau relativement élevé dans la capitale burkinabè, révèle une étude.

 

 

Plus de 70% des femmes de la ville de Ouagadougou, ayant des enfants de mêmes sexes, désirent des enfants supplémentaires contre près de 40% ayant les enfants des deux sexes (mixité).

Il est aussi dit que plus de trois femmes sur cinq (64,8%), préfèrent avoir des enfants des deux sexes  dont 33,9% aspirent à avoir autant de garçons que de filles.

Les proportions de femmes qui désirent uniquement des garçons ou uniquement des filles ou qui sont indifférentes aux sexes de leurs enfants, ne dépassent guère 20%.

Ces situations expliquent chez des couples à Ouagadougou, «la recherche effrénée des enfants de sexes différents», objet d’une étude dont les résultats saillants ont été présentés jeudi, à des journalistes membres de l’Association des Journalistes et Communicateurs en Population et Développement (AJCPD).

Des chercheurs de l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP, Université Joseph Ki-Zerbo) avec à leurs têtes, Dr Moussa Bougma, ont mené des enquêtes entre septembre et novembre 2021, auprès de 2824 femmes de la ville de Ouagadougou dont 1 339 vivant en zone lotie et 1 485 en zone non lotie.

Selon Dr Moussa Bougma, «il apparait clairement que la recherche effrénée de la mixité de sexes au sein de la progéniture, pourrait être un facteur déterminant du maintien de la fécondité à un niveau relativement élevé au Burkina Faso».

A titre d’exemple, les femmes ayant atteint la mixité utilisent davantage les méthodes contraceptives que leurs camarades, mères uniquement de garçons ou de filles.

Le démographe explique que le garçon comble le besoin d’un héritier ou d’un représentant du mari pour perpétuer la lignée familiale ; d’un futur soutien dans la vieillesse ou d’un appui financier pour ses frères et sœurs.

Le besoin de la fille se fait sentir pour avoir une représentante de la mère, une aide dans les travaux domestiques, du soutien financier et pour s’occuper des personnes âgées, avance Dr Moussa Bougma.

Le chercheur a invité à réduire les inégalités de genre entre les enfants et de sensibiliser les parents sur la partition sexuée des rôles sociaux ; à accélérer l’alphabétisation et l’instruction des femmes pour réduire rapidement la demande d’enfants.

Il suggère d’axer les politiques de maitrise de la fécondité sur le changement des perceptions sur la recherche effrénée de la mixité de sexe des enfants.

Les recherches présentées jeudi, ont aussi porté sur l’engagement des collectivités territoriales pour la prise en compte de la planification familiale, le changement de la perception des parents sur la gestion de leur vieillesse pour une maitrise de la fécondité et l’intégration socioéconomique des femmes migrantes en milieu urbain comme alternative pour une maitrise de la fécondité à Ouagadougou.

Pour le Directeur adjoint de l’ISSP, Dr Georges Guiela, les questions démographiques sont des questions centrales dans toute la planification urbaine.

Il a pensé qu’au-delà de la vulgarisation des résultats demandée aux journalistes, ces «primeurs» servent à leurs formations.

Le Directeur général de l’ISSP, Bassiahi Abdramane Soura, a remercié l’union internationale pour l’étude scientifique de la population (UIESP) pour l’appui financier.

Il s’est félicité du partenariat stratégique qui existe entre l’ISSP et l’AJCPD pour la diffusion des résultats de la recherche.

Le coordonnateur de l’AJCPD, Boureima Sanga, s’est réjoui de la confiance renouvelée et a exhorté ses confrères à utiliser ces résultats pour produire des articles de fond et qui impactent.

 

(Source : Agence d’information du Burkina-ATA/ak-https://www.aib.media/2023/05/25/la-recherche-effrenee-des-enfants-de-sexes-differents-augmenterait-la-fecondite-dans-la-capitale-burkinabe-etude/)

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