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La Semaine nationale de la culture qui devait se tenir du 26 novembre au 3 décembre 2022, a été reportée par le gouvenement, à cause de majeurs défis organisationnels
Le nouveau gouverneur de la BCEAO, Ivoirien et ancien président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou sera installé vendredi 25 novembre 2022 à Dakar

Depuis la nuit des temps, de génération en génération, leurs biens les plus précieux ne sont pas du tout les vaches comme on serait tenté de le croire, ni les commerces, ni les bâtisses, les terres, les espaces, les belles voitures, les affaires, le lait, etc., mais plutôt le fait de ne jamais, au plus grand « jamais, se défaire de leur noblesse et de leur dignité ». Voilà toute leur richesse et tout le principe sacré de vie des Fulɓe bien résumés.

 
Le monde Fulɓe : Un géant en sommeil léger

Depuis la nuit des temps, de génération en génération, leurs biens les plus précieux ne sont pas du tout les vaches comme on serait tenté de le croire, ni les commerces, ni les bâtisses, les terres, les espaces, les belles voitures, les affaires, le lait, etc., mais plutôt le fait de ne jamais, au plus grand « jamais, se défaire de leur noblesse et de leur dignité ». Voilà toute leur richesse et tout le principe sacré de vie des Fulɓe bien résumés.

Rien que pour cela, malgré les impératifs et les lourdeurs qu’on leur impose, sans agitation, sans trouble, ils sont capables de s’armer de patience en toute circonstance, de persévérance, de courage, d’opiniâtreté...

Quoi qu’il en soit, tous ceux qui se réclament de cette culture sont supposés incarner ces valeurs du Pulaaku. Un code d’honneur qui se reflète dans leur attitude si bien remplie de retenue, de grandeur, de pudeur, de réserve, de fierté, de dignité, etc.

Partant de ce fait, quelqu’un a dit : « le Pulaaku n’est pas une donnée biologique ou génétique, mais une valeur sociale vécue et pleinement assumée. Le Pulaaku n’est pas lié à l’aspect physique, ni à la couleur de la peau, mais à une valeur morale. »

De bonne heure, il s’agit de se gouverner soi-même selon des principes éthiques : faire toujours preuve d’attitude chevaleresque, de grandeur d’âme, de grandeur morale, de dignité, de distinction et d’élégance. Certes, c’est un héritage lourd à porter selon le respect de la tradition reçue.

Sous ce rapport, tout pénétré donc « d’éthique peule » à 100%, cela leur donne « l’aptitude à supporter les désagréments », l’affliction, les épreuves, notamment les haines politiques sans bornes, jadis dissimulées mais aujourd’hui ouvertement exposées au grand public, grâce à la magie de l’Internet.

D’une manière générale, cela resserre de plus en plus le cercle familial Fulɓe sans frontière et fait d’eux de meilleures personnes. Sans s’en rendre compte, les haineux, les vipérins rendent ainsi les Fulɓe plus forts, plus solides, plus créatifs et beaucoup plus solidaires avec un attachement non-stop aux valeurs cardinales, à la Patrie tout comme à la Nation.

Si tel est le cas, cela doit certainement être un lourd fardeau pour un être humain direz-vous d’être né Pullo dans ce territoire ébouriffant qu’on appelle "Afrique de l’Ouest", sinon comment expliquer cette faible représentation des Fulɓe dans les Gouvernements bien que très représentatifs dans les différents pays. Amusez-vous à jouer le jeu que le poète-Président Senghor aimait bien jouer lorsqu’on lui donnait la liste des joueurs de l’équipe nationale au stade ? Faut-il dorénavant imposer des exigences réglementaires par rapport à la diversité culturelle et linguistique dans l’appareil étatique ? Amusez-vous aussi à remplacer dans ce texte partout où vous trouvez le mot Fulɓe par le nom de votre propre culture pour vous remercier de votre attention d’être allé jusqu’au bout de votre lecture. Il n’y a aucun mal à cela n’est-ce pas ? Merci d’agir pour que notre société soit plus juste envers toutes les cultures de la Nation !

Reste que tout ceci est bien élogieux pour les Fulɓe. Cela ne saurait être l’apanage bien entendu d’une seule communauté. « Mais la grandeur c’est bien sûr les grands principes et les codes d’honneur. Mais qu’en faisons-nous ? Comment l’implémentons-nous au quotidien ? Comment vivre le « Pulaaku » pour qu’il donne envie d’être vécu ? ». Question que m’a un jour posée Newton Ahmed Barry et qui attend toujours sa réponse.

Dian Diallo
Digital Creator.
Spécialiste des outils d’Intelligence Artificielle

(Source : Lefaso.net)