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Tous les hommes politiques qui ont accompagné Blaise Compaoré depuis le 15 octobre 1987 et qui l’ont renié doivent demander pardon au peuple burkinabè. Ils ont vilipendé Thomas Sankara. Ils ont écrit des tracts orduriers pour l’injurier ainsi que son épouse. Ils l’ont traité de fou et de tout.

Par Adama Ouédraogo Damiss

Tous les hommes politiques qui ont accompagné Blaise Compaoré depuis le 15 octobre 1987 et qui l’ont renié doivent demander pardon au peuple burkinabè. Ils ont vilipendé Thomas Sankara. Ils ont écrit des tracts orduriers pour l’injurier ainsi que son épouse. Ils l’ont traité de fou et de tout.

Ils l’ont qualifié de renégat après son assassinat. Certains ont soutenu qu’ils préfèrent suivre le vivant que le mort. Ils ont créé le Front populaire. Après l’exécution de Henri Zongo et de Jean-Baptiste Boukary Lingani en 1989, il y en a qui sont devenus ministres. Ils ont applaudi et encensé Blaise Compaoré. Ils l’ont vénéré. Ils ont même célébré à Po, en octobre 2007, les 20 ans de la renaissance démocratique qui correspondent aux 20 ans de l’assassinat de Thomas Sankara.

Ils ont construit leur carrière politique et bâti leur fortune sous le régime Compaoré. Quand Norbert Zongo est mort, ils ont mis des moyens conséquents pour tenter de casser le mouvement populaire qui exigeait vérité et justice sur ce crime odieux.

Ils ont brisé des carrières d’honnêtes burkinabè du fait de la politique et bizarrement du jour au lendemain ils veulent devenir blancs comme neige. Quand on n’est pas d’accord, on dit non. Ils n’ont jamais eu ce courage de se démarquer du pouvoir de Blaise Compaoré. Aujourd’hui, ce sont eux qui se jouent les justiciers et qui réclament la tête de leur dieu, celui qui leur a tout donné.

Dr Ablassé Ouédraogo a raison de dire que certains ont fait des dossiers emblématiques un fonds de commerce politique pour exister et progresser.
Vous êtes tous coupables pour avoir fait tant de mal à ce pays. Demandez aussi pardon au peuple burkinabè et à la famille de Thomas Sankara.


Jouons tous balle à terre pour l’apaisement des cœurs suffisamment meurtris et accordons mutuellement le pardon pour aller à une réconciliation nationale sincère, inclusive et ouverte. C’est ainsi que notre chère patrie pourrait rebondir car dans la division on ne peut rien construire de solide et de durable. Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

Adama Ouédraogo Damiss

(Source : NetAfrique.net)